Le 27 avril, j'y serai!

27 mars 2013

Coalition-Affiche-Mtl_Region

 

Pour se joindre au contingent du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) de samedi prochain dont fera parti le Comité chômage de Montréal, venez avec nous au Parc Lafontaine, l’un des deux points de départ. Parce que c’est là qu’arriveront nos groupes des différentes régions du Québec. Et que c’est de là que nous marcherons fièrement pour dire NON à ce gouvernement conservateur.

Au plaisir de vous y voir en très grand nombre!

 

Ils nous mentent

11 mars 2013

Par Pierre Céré
Porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses

Dans l’Est du Canada, le gouvernement conservateur, avec sa réforme de l’assurance-emploi, est dans l’eau chaude. C’est probablement pour cette raison qu’il dépêche ses ministres pour nous entretenir des supposées légendes urbaines « que les opposants à la réforme colportent ».

Ainsi, le Ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, tient à nous rappeler certaines « vérités ». Par exemple, que « le gouvernement a injecté des milliards de dollars dans la caisse d’assurance-emploi qui était déficitaire. »

Sur ce seul sujet, il y a un certain nombre de choses que nous devons savoir. Par exemple, que si la caisse fut déficitaire entre 2009 et 2011, pendant la crise, elle est depuis redevenue excédentaire (en 2012). Surtout, sachons que l’article 80 de la loi d’assurance-emploi prévoit qu’en cas de déficit, le gouvernement avance les sommes nécessaires qui seront par la suite remboursées avec intérêt. C’est comme ça… Et ce n’est pas d’hier.

Ajoutons un autre élément d’importance : le  « compte d’assurance-emploi » a été aboli par le gouvernement de Stephen Harper au printemps 2009 ! Il a été remplacé par le « compte des opérations de l’assurance-emploi », tout cela prenant effet rétroactivement le 1er janvier 2009, afin d’effacer les surplus accumulés entre 1995 et 2008, soit 57,2 milliards de dollars. Par ce tour de passe-passe, le gouvernement Harper remettait les compteurs à zéro et effaçait sa dette contractée envers les cotisants, puisqu’il s’était approprié l’entièreté de ces sommes. Fantastique manœuvre comptable.

Peut-être le Ministre Blaney ne connaît pas la loi d’assurance-emploi, qu’il commente pourtant abondamment, peut-être ment-il. Dans les deux cas, c’est inacceptable.

Pour sa part, la Ministre Finley a nié, il y a quelques semaines, devant la Chambre des Communes et aussi devant la population, le fait que ses enquêteurs avaient des quotas individuels à atteindre (40 000 $ par mois). Si elle avait fini par concéder qu’il y avait effectivement des grands objectifs par région canadienne (115 millions dans l’Ouest, 120M au Québec, 110M en Ontario et 58M dans les Maritimes), elle contestait toujours celui des objectifs individuels. Comprenons que « quota » et « objectif à atteindre » ont certaines similarités, mais bon… Depuis, d’autres documents ont coulé, provenant de l’intérieur même de son Ministère, prouvant hors de tout doute ce système de quotas. Selon un enquêteur, son travail ne consiste plus à débusquer la fraude mais bien à utiliser tout prétexte pour faire couler un prestataire qui aurait, par exemple, fait de « fausses représentations » sur sa disponibilité au travail.

Devons-nous être réconforté quand le gouvernement nous dit qu’il ne faut pas s’inquiéter? « Personne ne perdra ses prestations s’il n’y a aucune possibilité d’emploi dans sa collectivité » répète inlassablement la Ministre Finley.

Pourtant, depuis quelques semaines, les gens reçoivent ce genre de lettre : « Vous devrez modifier vos exigences pour augmenter vos chances d’emploi. […] Vous devrez chercher un travail similaire ou différent, à un salaire plus bas que votre emploi précédent. […] Vous devrez accepter de plus longues heures de travail ou des heures variées et que vous soyez disposé(e) à changer de localité pour vous ajuster aux offres d’emplois. Nous communiquerons avec vous […] pour déterminer si vous êtes disposé à supprimer certaines restrictions ou si vous êtes prêt(e) à modifier vos exigences. » Nous comprenons que l’arbitraire fera loi.

Tous les mécanismes de cette réforme sont en place et nous avons tous compris : ces mesures n’ont rien à voir avec une quelconque aide à l’emploi. Il s’agit bel et bien de mesures de compressions au régime d’assurance-emploi, visant en tout premier lieu ceux dorénavant définis comme « prestataires fréquents » soit, à 80%, des travailleurs de l’industrie saisonnière.

La manif du 23 février… nous y étions!

25 février 2013

Manifestation du 23 février contre la réforme de l'assurance-emploi d'Harper.Photo: © Dominic Morissette

Manifestation du 23 février contre la réforme de l’assurance-emploi d’Harper.
Photo: © Dominic Morissette

Voir aussi: «La manifestation du 23 février… en images» sur le site du Conseil national des chômeurs et chômeuses- le CNC

Le CNC était présent... Photo: ©Patrice Viau

Le CNC était présent… Photo: © Patrice Viau

et «Le CNC était présent à la manif de samedi».

#manifencours on se prépare!

21 février 2013

Locaux du Comité chômage de Mtl

Locaux du Comité chômage de Mtl

Locaux du Comité chômage de Montréal, jeudi 21 février 2013

Locaux du Comité chômage de Montréal, jeudi 21 février 2013

La réforme de l’assurance-emploi vous inquiète? Vous n’êtes pas seul! Venez manifester avec nous, samedi 23 février dès 11h à Montréal ou ailleurs dans neuf villes du Québec (détails ici).

 

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La réforme de l’assurance-emploi vous préoccupe? Venez manifester!

12 février 2013

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Ils l’ont fait !

14 décembre 2012

par Pierre Céré
porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses

Depuis le printemps dernier, les conservateurs auront donc maintenu la ligne droite, sans jamais dévier de leur objectif d’imposer au régime d’assurance-emploi canadien l’une des réformes les plus brutales de son histoire. Il n’y a pas, ici, d’enflure verbale.

Les deux pièces maîtresse de cette réforme visaient à abroger les protections dont bénéficiaient les prestataires d’assurance-emploi en matière de recherche d’emploi, et donc redéfinir les paramètres de l’emploi convenable et non convenable et, d’autre part, à remplacer l’actuel système de tribunaux administratifs par de nouvelles instances beaucoup moins accessibles. Si l’essentiel a été voté à la fin juin dans le cadre de la loi budgétaire C-38, il restait à préciser les nouveaux règlements. C’est maintenant chose faite. L’annonce officielle a été faite par la Ministre Finley le 13 décembre, les règlements seront publiés dans La Gazette officielle le 19 décembre, et entreront en vigueur le 6 janvier prochain.

Les chômeurs qui «coûtent cher »
Nous avions déjà une bonne idée de ce qui nous attendait. C’est en effet sans ménagement, le 24 mai dernier, que la Ministre avait annoncé les nouvelles orientations faisant la distinction entre « travailleurs de longue date », « prestataires fréquents » et « prestataires occasionnels », qui ne disposeraient plus des mêmes droits et obligations d’une catégorie à l’autre.

Ce sont les « prestataires fréquents » qui dérangent, eux qui « coûtent cher », eux qu’on veut « débarquer du système ». Et c’est ainsi, et toujours sans ménagement, qu’on s’en prenait nommément aux travailleurs et aux travailleuses de l’industrie saisonnière, principal contingent des « prestataires fréquents », s’ajoutant à tous ces travailleurs contractuels, à statut temporaire ou qui ne travaillent pas toute l’année (tous ceux du milieu scolaire par exemple). À tous ceux-là, on disait, vous ne disposerez plus de « délai raisonnable » pour chercher de l’emploi dans votre secteur de travail habituel. À tous ceux-là, on disait, vous devrez accepter un salaire horaire jusqu’à 70% de celui que vous aviez. Fini ce temps, ces 70 ans de jurisprudence et de protections légales, où vous pouviez refuser un emploi offrant un salaire ou des conditions de travail en deçà de la moyenne des bons employeurs.

Pression sur le marché du travail
Dans l’industrie saisonnière, celle de l’agriculture, des pêcheries, du tourisme, de la forêt, le taux horaire est souvent de 14-15 dollars de l’heure. Combien font 70% de cela? Où vont se retrouver ces salariés? De quelle façon les employeurs pourront maintenir, d’année en année, une main d’œuvre expérimentée?

Ce gouvernement s’apprête à engager une formidable opération comptable qui s’ajoute aux pressions à la baisse qui s’exerceront sur le marché du travail : couper les prestations des chômeurs qui refuseraient le cheap-labor.

Au cours des derniers mois, nous avons pris la parole dans des dizaines d’assemblées, réunissant des travailleurs mais aussi des employeurs. Nous avons été invités ici par une Chambre de commerce, là par des syndicats, ailleurs par des groupes sociaux. Tous sont inquiets, profondément inquiets. C’est probablement la première fois d’ailleurs qu’une telle réforme de l’assurance-chômage soulève autant l’opposition des travailleurs que celle de leurs employeurs. Prenons acte.

L’autre élément fort de cette réforme, l’abolition des tribunaux administratifs et leur remplacement par de nouvelles structures, vient briser l’équilibre qui régnait au Conseil arbitral entre les représentants des travailleurs, des employeurs et de l’État. Dorénavant, il y aura un seul commissaire, nommé par le gouvernement. Au total, ils seront à peine une quarantaine pour tout le Canada, à siéger dans peu de villes, le plus possible par vidéoconférences, et qui disposeront de ce pouvoir discrétionnaire de rejeter sommairement un appel, sans compter d’autres obstacles procéduriers. On ne parle plus ici de blocages mais bien de reculs démocratiques.

Ce gouvernement qui ne participe aucunement au financement du régime d’assurance-emploi s’arroge pourtant tous les droits exclusifs de sa définition et de sa gestion, déchire le contrat social sur lequel reposait ce programme, piétine les gens et s’apprête à se réapproprier les nouveaux surplus de la caisse. Il n’y a pas d’enflure verbale dans ce message ni colère seule : notre action est résolument soudée à un projet et à des solutions. Nous y reviendrons.

 

*
Ce texte a été repris dans le journal Le Devoir, dans la section Idées,«Assurance chômage: Ils l’ont fait!» lundi 17 décembre 2012, p. A 7.

 

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