Un conte de Noël: Le Grincheux qui voulait gâcher Noël

22 décembre 2014

GrincheuxNoel

Il était une fois, dans un pays nommé le Canada, des familles chaleureuses et aimantes qui, chaque année, fêtaient Noël avec leurs proches. Elles achetaient des cadeaux aux enfants, préparaient un repas copieux et se rassemblaient autour de la table pour cette occasion spéciale. Une fois par année, on oubliait les problèmes et les soucis, alors que tout le monde vivait dans une ambiance festive.

Dans toutes les régions et d’un bout à l’autre de cette vaste contrée, de nombreux travailleurs œuvraient pour des entreprises saisonnières dans la foresterie, les pêcheries, le tourisme, etc. Bien que peu rémunérés, ces travailleurs étaient capables de subvenir aux besoins de leur famille entre les saisons, car employeurs et employés avaient créé ensemble un Fonds de secours : Les uns s’en servaient pour recevoir un salaire entre les saisons de travail; les autres pour s’assurer de la disponibilité d’une main-d’œuvre expérimentée la saison suivante.

Ce Fonds qui avait pour nom assurance-chômage, fut rebaptisé assurance-emploi dans les années 90. Tout fonctionnait plutôt bien, même que la réserve ainsi constituée ne cessait de croître et de fructifier d’année en année. Les travailleurs et leurs employeurs étaient fiers de leur coopération. C’était une belle réussite!

Mais tout cela se passait avant que les Grincheux ne prennent le pouvoir au Canada. Dès que ceux-ci furent élus à la tête du pays, les choses se sont mises à changer, à mal aller. Les Grincheux, dont la bonne entente régnant entre travailleurs et employeurs saisonniers rendait encore plus grincheux, voyaient d’un très mauvais œil que l’on puisse toucher un revenu pendant une période de chômage. Peu leur importait si ces mêmes travailleurs avaient gagné le droit de se prévaloir de leur petit pécule en contribuant à un régime d’assurance dont les rendements profitaient à tout le monde.

Les Grincheux fédéraux refusaient obstinément d’accepter que de simples travailleurs et leurs « petits employeurs saisonniers sans importance », puissent avoir mis au point un système équitable convenant à tout le monde, sans d’abord passer par EUX! Après tout, il en revenait à EUX SEULS de décider du sort de leurs électeurs, car « le pouvoir » fait souvent en sorte qu’on se croit supérieur aux autres.

Voyant les milliards accumulés dans le système de l’assurance-emploi, les Grincheux décidèrent de se les approprier, ce qui fut fait le plus légalement du monde, puisque ce sont EUX qui décident au Canada de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas. Mais afin de perpétrer leur vol tout en « sauvant la face », les Grincheux saupoudrèrent une infime partie des montants subtilisés dans divers programmes sociaux censés favoriser l’éducation des chômeurs. Ce saupoudrage n’eut cependant aucun effet sur l’industrie saisonnière et ses travailleurs.

Ce sont les petites régions qui furent les plus ébranlées par le saccage du régime de l’assurance-emploi, puisque les Grincheux, non satisfaits d’avoir fait main basse sur l’argent de la caisse, décidèrent de « punir » les travailleurs saisonniers en leur imposant toutes sortes de contraintes destinées à limiter sinon empêcher l’accès aux prestations auxquelles ils ont droit. En usant du découpage des régions administratives pour fausser les taux de chômage, en implantant des mesures régressives et oppressives destinées à décourager les travailleurs et les inciter à quitter les régions, les Grincheux ont fait tant et si bien que l’industrie saisonnière commença à se dessécher comme un vieux sapin de Noël.

Cette année, les fêtes de Noël et du Jour de l’An seront tristes dans plusieurs maisons de la Haute-Côte-Nord. Les travailleurs saisonniers ne fêteront pas de la même façon, car il sera impossible d’oublier, même pour un soir, que ce qui les attend c’est « le trou noir ». Mais le conte du « grincheux qui voulait gâcher Noël » nous apprend qu’à la toute fin de l’histoire, le Grincheux réalise que l’esprit de Noël ne se réduit pas aux jouets, chants, parades et autres caisses de l’assurance-emploi. Nul doute que si le Père Noël existe vraiment, il entendra la requête des travailleurs saisonniers qui lui demandent simplement d’apporter un cœur en cadeau au grand Grincheux qui siège à Ottawa.

 

Le comité Action-Chômage Haute-Côte-Nord

Appui des employeurs

 

Association de chasse et pêche de Forestville

Atelier Soudure et Usinage Renaud Emond inc

Cantine du Vacancier Forestville

Centre Archéo Topo

Centre Sylvicole Forestville

Conseil de la Première Nation Essipit

Épicerie Côté

Les Entreprises Essipit

Les Crabiers du Nord

L’Heureux J. et Fils inc.

Micheline Anctil, Préfet de la Haute-Côte-Nord

Pêcherie Mario Tremblay Inc.

Télévision Régionale HCN

Transport Bouchard

Le fléau invisible ou tous unis pour Centraide!

18 décembre 2014

M. Pierre Lamontagne, président du conseil d’administration de Centraide, Mme Micheline Anctil, présidente de la campagne Centraide Manicouagan Haute-Côte-Nord, M.Yvon Payeur, vice-président, Conseil central Côte-Nord CSN (milieu syndical), Mme Joanie Fortin, conseillère FTQ Côte-Nord (milieu syndical), Mme Line Sirois, Porte-Parole, Action Chômage Côte-Nord et Michel Savard, Table des groupes populaires (milieu communautaire)

M. Pierre Lamontagne, président du conseil d’administration de Centraide, Mme Micheline Anctil, présidente de la campagne Centraide Manicouagan Haute-Côte-Nord, M.Yvon Payeur, vice-président, Conseil central Côte-Nord CSN (milieu syndical), Mme Joanie Fortin, conseillère FTQ Côte-Nord (milieu syndical), Mme Line Sirois, Porte-Parole, Action Chômage Côte-Nord et Michel Savard, Table des groupes populaires (milieu communautaire)

 

La pauvreté n’a rien d’une maladie : on n’attrape pas la pauvreté, et on ne la transmet pas non plus. Au contraire, le fait de s’exposer à la pauvreté constitue en soi une façon de l’éliminer. Puisqu’elle a tendance à croître avec l’oubli, il est bon de se rappeler son existence et d’évoquer sa présence le plus souvent possible. Puisqu’elle grandit à l’abri des regards, il faut l’éclairer, la rendre visible! C’est ce que fait Centraide et c’est pourquoi le regroupement Action Chômage est impliqué dans cette campagne.

En collaborant à la collecte de fonds qui se déroulera à Forestville, le jeudi 18 décembre entre 11h et 13h, au coin de la route 138 et de la 1ère avenue, nous espérons apporter un peu de lumière dans la vie de ceux qu’on a tendance à oublier en cette période de réjouissance et de festivité. Rappelons-nous qu’il s’agit aussi d’une période d’austérité et de restrictions pour des milliers de nos concitoyens dont plusieurs découvrent pour la première fois ce que c’est que d’être invisible.

Avec les 75 organismes affiliés à Centraide qui viennent en aide à plus de 40 000 personnes sur la Côte-Nord; avec nos partenaires du Conseil central Côte-Nord de la CSN et de la Première Nation des Innus Essipit; avec les membres et alliés d’Action Chômage en Haute-Côte-Nord, nous sommes déterminés à lutter avec ceux qui subissent la pauvreté, contre la noirceur dans laquelle on les a plongés.

Line Sirois

Porte-parole
Action Chômage Haute-Côte-Nord

 

Caricature: Le Grincheux qui voulait gâcher Noël

11 décembre 2014

ZAG, 11 décembre 2014

ZAG, 11 décembre 2014

La Haute-Côte-Nord était présent… à Québec, le 29 novembre dernier

10 décembre 2014

Line Sirois, la porte-parole d’Action Chômage Haute-Côte-Nord et du Conseil national des chômeurs et chômeuses – CNC et Marlène Thiffault, militante d’Action-Chômage Haute-Côte-Nord ont pris par à cette marche contre l’austérité.

Caricature: Délais inacceptable dans le traitement des dossiers d’assurance-emploi

20 novembre 2014

ZAG, 19 novembre 2014

ZAG, 19 novembre 2014

Inauguration de son nouveau bureau: Action Chômage s’engage dans une « bataille à finir »

20 novembre 2014

«[…] Line Sirois, la porte-parole d’Action Chômage Haute-Côte-Nord, a déclaré : « En 2015, le gouvernement Harper subira le jugement des Canadiens à l’occasion des élections fédérales. Il est urgent que la population se mobilise contre ce gouvernement qui, dans l’histoire du Canada, est celui qui a fait le plus de tort à l’industrie saisonnière, à ses employés et aux régions qu’ils habitent. »

«Abordant pour sa part la question du plan d’action 2015, Marc Chaloult, représentant des Innus Essipit sur le conseil d’administration d’Action Chômage, a beaucoup insisté sur le fait que les activités à venir allaient constituer une bataille à finir pour les membres de l’organisme et la population toute entière. « Nous avons l’obligation de gagner, a dit M. Chaloult, puisqu’une victoire des Conservateurs aux prochaines élections va plonger l’industrie saisonnière de notre région dans un « trou noir » dont il va être difficile de s’extraire ».

[…]

Action Chômage va donc accentuer ses interventions au cours de l’année 2015 et tenter de convaincre les chefs de partis fédéraux de s’engager publiquement en faveur de l’industrie saisonnière et de ses employés. De concert avec le CNC, ses membres vont mettre de l’avant une stratégie de remodelage du régime de l’assurance-emploi tout en appuyant la proposition du CNC de transférer ce régime fédéral vers le Québec. Le regroupement Action Chômage va également collaborer avec ses alliés du Conseil central CSN Côte-Nord lors d’interventions publiques destinées à contrer le saccage du régime de l’assurance- emploi. Il va aussi tenter de mobiliser les chefs d’entreprises de l’industrie saisonnière en vue d’une action conjointe avec eux.»

 

Source:
« Inauguration de son nouveau bureau: Action Chômage s’engage dans une « bataille à finir »», Journal Haut Côte Nord, SHIRLEY KENNEDY, mercredi 19 novembre 2014

 

 

 

 

Capture d'écran du Journal Haut-Côte-Nord, mercredi 19 novembre 2014, p. 16.

Capture d’écran du Journal Haut-Côte-Nord, mercredi 19 novembre 2014, p. 16.

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