Lettre d’opinion

23 février 2016

OPINION

Monsieur Trudeau, notre espoir est que vous teniez parole

C’est la première fois depuis de nombreuses décennies qu’un gouvernement s’engage à améliorer ce régime devenu malade.

 

Pierre Céré Porte-parole du Conseil national des chômeurs (CNC)

« L’assurance-emploi est une politique sociale et économique essentielle ; elle doit faire beaucoup plus pour aider les Canadiens lorsqu’ils en ont besoin ». Ces mots, qui sont en gros caractères dans le programme électoral du Parti libéral du Canada, nous aurions pu les écrire.

D’autres aussi : « un système d’assurance-emploi versatile et fiable est crucial » […] c’est « un ancrage de sécurité économique pour les travailleuses et travailleurs ».

Le programme d’assurance-emploi, au cours des 25 dernières années, a été considérablement malmené par tous les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa. Tous ont imposé des compressions à ce régime, de telle façon que la couverture actuelle, c’est-à-dire le pourcentage de chômeurs qui ont accès à des prestations, est aujourd’hui de 38 %.

La dernière réforme des conservateurs (2012 et 2013) a ajouté à l’odieux, catégorisant les chômeurs selon le recours passé aux prestations et définissant des droits et des obligations différents d’une catégorie à l’autre. On visait sans ménagement et sans détour ceux qualifiés dorénavant de prestataires fréquents, principalement des saisonniers, et surtout concentrés au Québec et dans les provinces atlantiques. En effet, 75 % d’entre eux vivaient dans l’est du Canada. L’objectif était clair.

Toutes ces contre-mesures ont eu un effet immédiat sur la caisse : dégager des surplus à coup de milliards : 2,9 en 2013, 4 en 2014 et 4,6 en 2015. Cette année, en 2016, le Rapport actuariel sur le taux de cotisation prévoit un surplus de 3,3 milliards. Il n’est plus nécessaire, je crois, de rappeler que la caisse est exclusivement financée par les cotisations des employeurs et des travailleurs, et que l’État n’y met pas un sou, alors qu’il s’est malgré tout approprié ces surplus, sans aucune gêne.

Depuis toutes ces années, nous menons une campagne contre un programme qui ne répond plus au rôle qui lui est attribué, qui est devenu inutilement complexe, en quelque sorte un monstre à mille têtes. Alors quand ce sujet est devenu un enjeu au cours des dernières élections fédérales, quand nous avons vu le Parti libéral du Canada ajouter sa voix à celles du Bloc québécois et du NPD pour réclamer des améliorations, quand nous avons constaté que le Parti conservateur était placé sur la défensive, nous n’avons pas feint notre plaisir.

LES ENGAGEMENTS PROGRESSISTES DU PLC

  • Annuler la réforme conservatrice de 2012 ;
  • Abolir le critère d’admissibilité fixé à 910 heures ;
  • Réduire le délai de carence de deux à une semaine ;
  • Augmenter les prestations compassion de 6 à 26 semaines et les rendre accessibles aux aidants naturels qui s’occupent d’un proche gravement malade ;
  • Mettre en place des balises pour s’assurer que les contributions à l’assurance-emploi soient utilisées uniquement pour financer les prestations et le programme.

Cela a suscité énormément d’espoir parmi la population et particulièrement dans les régions affectées par un chômage important. Cet espoir, nous le partageons. C’est la première fois depuis de nombreuses décennies qu’un gouvernement s’engage à améliorer ce régime devenu malade.

Quelque 15 000 saisonniers vivant principalement dans l’est du Canada et dans des régions dont l’économie est dominée par l’emploi saisonnier ont ce même espoir que le gouvernement apporte une solution au cruel problème du « trou noir », cette période sans revenu entre des prestations de chômage terminées et la reprise du travail. De la même façon, les prestations maladie actuellement de 15 semaines devraient être rehaussées au même niveau que les prestations compassion, soit 26 semaines, pour tenir compte des personnes touchées par une maladie grave.

On ne règle pas tout, mais on s’engage sur la bonne voie, celle de rétablir un régime d’assurance-emploi mieux équilibré, ayant « au cœur de son mandat d’offrir une sécurité du revenu aux travailleuses et travailleurs ». Nous sommes là et nous soutiendrons une telle perspective, monsieur Trudeau. Soyez-en assuré.

Savez vous que?

18 février 2016

Savez vous

SAVEZ-VOUS QUE :

Certains revenus ne sont pas considérés comme des rémunérations et sont donc exemptés par la Commission. Il s’agit des cas suivants : – la pension de vieillesse versée par le gouvernement fédéral; – les REER individuels; – les rentes souscrites à titre personnel; – les rentes d’invalidité résultant d’un règlement définitif (notamment la CSST); – les rentes de survivant.

Les primes de départ, les payes de vacances, les journées de maladie accumulées et monnayables ainsi que les allocations de retraite sont traitées comme des rémunérations. De même, les prolongations de période de prestations sont régies par les règles habituelles (telles que décrites aux chapitres Quand y aurai-je droit?, p. 52 et Pendant combien de temps y aurai-je droit?, p. 60).

L’exception La Commission permet aux retraités de recevoir des prestations sans tenir compte de leur revenu de pension et de retraite (RRQ par exemple) si, et uniquement si, après avoir commencé à recevoir votre revenu de retraite, vous travaillez suffisamment d’heures assurables pour établir une période de prestations. Dans ce cas, les revenus de vos rentes et pensions ne seront plus déduits de vos chèques de chômage. Exemple Albert prend sa retraite le 2 septembre 2016, à l’âge de 63 ans. Il dépose une demande de chômage le mardi suivant, 6 septembre. Comme il avait demandé son droit à percevoir la rente de la RRQ à l’âge de 60 ans, trois ans plus tôt, ce revenu ne sera pas considéré comme une rémunération. Par contre, son fonds de pension de la compagnie, oui. Le 5 décembre 2016, Albert trouve un autre emploi, chez un nouvel employeur, qui dure 20 semaines (il accumule 700 heures de travail). À la fin avril 2017, il perd son emploi et dépose une nouvelle demande de prestations. Celle-ci lui est accordée et la Commission ne considérera pas le montant de son fonds de pension de compagnie. Sources : petit guide du chômeurs et chômeuses. CNC http://lecnc.com/20-je-prends-ma-retraite/

 

Petit Guide de Survie

15 février 2016

Le Petit guide de survie des chômeurs et chômeuses est sorti des presses

Vous pouvez désormais vous procurer le petit guide de survie des chômeurs et chômeuses 2016 au coût de 10$ (inclus les frais postaux).

C’est une 12e édition qui rend compte de conseils pratiques, et d’informations de toutes sortes pour mieux comprendre ses droits face à l’assurance-emploi.

Pour se faire, il vous suffit de contacter le CCM (Comité chômage de Montréal).

3734 avenue du Parc Montréal (QC) H2X 2J1

Téléphone : 514-933-5915 Télécopieur : 514-933-4074

ccm@comitechomage.qc.capetit guide

11 février 2016

l’assurance-emploi

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C.D. Howe estime que le gouvernement fédéral devrait apporter des changements au programme d’assurance-emploi, qui n’indemnise qu’environ la moitié des Canadiens sans emploi.

 

La Presse Canadienne OTTAWA

L’Institut C.D. Howe affirme que des réformes de l’assurance-emploi et des mesures pour développer une main-d’oeuvre mieux qualifiée peuvent aider le marché du travail canadien à s’adapter aux conditions économiques difficiles.

Ce groupe de réflexion de Toronto estime que le gouvernement fédéral devrait apporter des changements au programme d’assurance-emploi, qui n’indemnise qu’environ la moitié des Canadiens sans emploi.

Craig Alexander, auteur d’un rapport de C.D. Howe sur la question, soutient qu’Ottawa devrait changer ses critères d’admissibilité basés sur la région et ses règles d’indemnisation pour les rendre uniformes dans tout le pays.

Le Canada doit se consacrer à créer une main-d’oeuvre plus qualifiée pour augmenter la productivité. Les postes plus qualifiés représentent pratiquement tous les emplois créés entre 1999 et 2012, affirme M. Alexander.

D’après l’ancien économiste en chef de la Banque TD, la main-d’oeuvre fait face à plusieurs défis, dont ceux de la mondialisation, du vieillissement de la population et des changements technologiques – des facteurs qui ont tous aggravé la chute des prix du pétrole.

Par ailleurs, note le rapport, dans les dernières années, une tendance vers des emplois plus précaires tels les postes temporaires, le travail à temps partiel ou à la pige s’est dessinée. Le nouveau gouvernement libéral a promis d’apporter des changements à l’assurance-emploi, dont la réduction du temps d’attente pour recevoir les prestations de deux semaines à une.

Taux de Chômage pour le mois de février à mars en montérégie est à 6.1

9 février 2016

Taux de Chômage pour la région est à 6.1

Nombre d’heures assurables requises pour obtenir des prestations régulières : 665 heures

Nombre Minimum de semaines de prestations régulières payables: 15 semaines.

nombre maximum de semaines de prestations payables: 38 semaines.

Rencontre à Ottawa

5 février 2016

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Rencontre de travail à Ottawa avec M. Roger Cuzner secrétaire parlementaire de l’emploi, du développement de la main d »oeuvre et du travail, ainsi que M. Rémi Massé, député d’Avignon – La Mitis – Matane – Matapédia. Les représentants du CNC sont Pierre Céré porte-parole et Daniel Champagne.
Il faut faire de l’assurance-emploi un enjeu social, au-delà des partis politiques, et, arriver à un consensus le plus large possible.

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