On a tous le droit de faire campagne, n’en déplaise aux conservateurs !

Actualités politiques

21 janvier 2015

Nous paraphrasons le titre de l’article d’André Frappier dans la section Libre opinion du Devoir, « La FTQ a le droit de faire campagne »… et nous le ferons !

Parce que :

« Le gouvernement conservateur a multiplié les lois retirant tout rapport de force au mouvement ouvrier. Les modifications apportées à l’assurance-emploi, par exemple, non seulement réduisent radicalement la contestation possible des prestataires, mais obligent les travailleurs à accepter des emplois moins rémunérateurs. Il permet donc au patronat tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail de l’ensemble des salariés.

« De telles offensives contre la population travailleuse ne peuvent se régler uniquement par la négociation. Dans le cas de l’assurance-emploi, cela ne peut en être l’objet. Et même pour les questions relatives aux négociations, les interventions gouvernementales contre l’exercice du droit de grève sont devenues quasi permanentes. La lutte doit donc être politique, ne serait-ce que pour rétablir un rapport de force. [C’est nous qui soulignons] […] »

Et la lettre d’opinion se termine comme suit :

« La FTQ a donc tout à fait raison d’investir ses énergies afin de dénoncer les conservateurs et de mener une campagne sur le plan politique (je crois toutefois qu’elle fait erreur en appelant à voter dans certains cas pour les libéraux). Une chose est certaine, malgré la différence d’opinions sur la stratégie, nous devons défendre le droit fondamental de la FTQ de mener ce combat. »

On ne peut qu’être d’accord avec cela.

 

Source :
«La FTQ a le droit de faire campagne», LIBRE OPINION, Le Devoir, André Frappier – Syndicaliste à la retraite, 21 janvier 2015

 

Je suis… chômeur!

Actualités politiques

21 janvier 2015

Hausse du taux de chômage sur le Côte-Nord, une caricature de ZAG.

Hausse du taux de chômage sur le Côte-Nord, une caricature de ZAG.

Un conte de Noël: Le Grincheux qui voulait gâcher Noël

Actualités politiques

22 décembre 2014

GrincheuxNoel

Il était une fois, dans un pays nommé le Canada, des familles chaleureuses et aimantes qui, chaque année, fêtaient Noël avec leurs proches. Elles achetaient des cadeaux aux enfants, préparaient un repas copieux et se rassemblaient autour de la table pour cette occasion spéciale. Une fois par année, on oubliait les problèmes et les soucis, alors que tout le monde vivait dans une ambiance festive.

Dans toutes les régions et d’un bout à l’autre de cette vaste contrée, de nombreux travailleurs œuvraient pour des entreprises saisonnières dans la foresterie, les pêcheries, le tourisme, etc. Bien que peu rémunérés, ces travailleurs étaient capables de subvenir aux besoins de leur famille entre les saisons, car employeurs et employés avaient créé ensemble un Fonds de secours : Les uns s’en servaient pour recevoir un salaire entre les saisons de travail; les autres pour s’assurer de la disponibilité d’une main-d’œuvre expérimentée la saison suivante.

Ce Fonds qui avait pour nom assurance-chômage, fut rebaptisé assurance-emploi dans les années 90. Tout fonctionnait plutôt bien, même que la réserve ainsi constituée ne cessait de croître et de fructifier d’année en année. Les travailleurs et leurs employeurs étaient fiers de leur coopération. C’était une belle réussite!

Mais tout cela se passait avant que les Grincheux ne prennent le pouvoir au Canada. Dès que ceux-ci furent élus à la tête du pays, les choses se sont mises à changer, à mal aller. Les Grincheux, dont la bonne entente régnant entre travailleurs et employeurs saisonniers rendait encore plus grincheux, voyaient d’un très mauvais œil que l’on puisse toucher un revenu pendant une période de chômage. Peu leur importait si ces mêmes travailleurs avaient gagné le droit de se prévaloir de leur petit pécule en contribuant à un régime d’assurance dont les rendements profitaient à tout le monde.

Les Grincheux fédéraux refusaient obstinément d’accepter que de simples travailleurs et leurs « petits employeurs saisonniers sans importance », puissent avoir mis au point un système équitable convenant à tout le monde, sans d’abord passer par EUX! Après tout, il en revenait à EUX SEULS de décider du sort de leurs électeurs, car « le pouvoir » fait souvent en sorte qu’on se croit supérieur aux autres.

Voyant les milliards accumulés dans le système de l’assurance-emploi, les Grincheux décidèrent de se les approprier, ce qui fut fait le plus légalement du monde, puisque ce sont EUX qui décident au Canada de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas. Mais afin de perpétrer leur vol tout en « sauvant la face », les Grincheux saupoudrèrent une infime partie des montants subtilisés dans divers programmes sociaux censés favoriser l’éducation des chômeurs. Ce saupoudrage n’eut cependant aucun effet sur l’industrie saisonnière et ses travailleurs.

Ce sont les petites régions qui furent les plus ébranlées par le saccage du régime de l’assurance-emploi, puisque les Grincheux, non satisfaits d’avoir fait main basse sur l’argent de la caisse, décidèrent de « punir » les travailleurs saisonniers en leur imposant toutes sortes de contraintes destinées à limiter sinon empêcher l’accès aux prestations auxquelles ils ont droit. En usant du découpage des régions administratives pour fausser les taux de chômage, en implantant des mesures régressives et oppressives destinées à décourager les travailleurs et les inciter à quitter les régions, les Grincheux ont fait tant et si bien que l’industrie saisonnière commença à se dessécher comme un vieux sapin de Noël.

Cette année, les fêtes de Noël et du Jour de l’An seront tristes dans plusieurs maisons de la Haute-Côte-Nord. Les travailleurs saisonniers ne fêteront pas de la même façon, car il sera impossible d’oublier, même pour un soir, que ce qui les attend c’est « le trou noir ». Mais le conte du « grincheux qui voulait gâcher Noël » nous apprend qu’à la toute fin de l’histoire, le Grincheux réalise que l’esprit de Noël ne se réduit pas aux jouets, chants, parades et autres caisses de l’assurance-emploi. Nul doute que si le Père Noël existe vraiment, il entendra la requête des travailleurs saisonniers qui lui demandent simplement d’apporter un cœur en cadeau au grand Grincheux qui siège à Ottawa.

 

Le comité Action-Chômage Haute-Côte-Nord

Appui des employeurs

 

Association de chasse et pêche de Forestville

Atelier Soudure et Usinage Renaud Emond inc

Cantine du Vacancier Forestville

Centre Archéo Topo

Centre Sylvicole Forestville

Conseil de la Première Nation Essipit

Épicerie Côté

Les Entreprises Essipit

Les Crabiers du Nord

L’Heureux J. et Fils inc.

Micheline Anctil, Préfet de la Haute-Côte-Nord

Pêcherie Mario Tremblay Inc.

Télévision Régionale HCN

Transport Bouchard

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