Ensemble contre la hausse des frais de scolarité

Actualités politiques

1 février 2012

L’incisif, février 2012

Le CNC appui les étudiants dans leur lutte contre la hausse drastique des frais de scolarité. Parce que nous pensons que toute hausse des droits de scolarité ne peut qu’avoir de sombres conséquences pour un nombre important d’étudiants et qu’en soi il s’agit d’un désincitatif aux études.

Nous croyons que tous doivent avoir accès à une éducation abordable et de qualité. Nous croyons que l’éducation est un droit essentiel et que nul ne devrait être contraint de mettre fin à ses études pour des raisons monétaires. L’éducation est un bien commun et il est dans l’intérêt de tous, étudiants, travailleurs et employeurs d’en maintenir l’accessibilité.

L’assurance-emploi est un régime discriminatoire

Actualités politiques

1 novembre 2011

par Pierre Céré
Porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses

 

Quelqu’un qui travaille, qui paye ses cotisations à l’assurance-emploi et qui perd son emploi suivant un « manque de travail » ou une « fin de contrat », peut se voir refuser l’accès aux prestations d’assurance-emploi. Des milliers de travailleurs et de travailleuses de l’industrie saisonnière, à chaque automne, vivent ce cauchemar. C’est vrai en Haute-Côte-Nord et dans la région de Charlevoix, en Gaspésie, dans le Bas du Fleuve, en Abitibi, dans la région de Montréal et d’ailleurs.

 

Une partie de l’emploi au Québec repose sur une industrie saisonnière : tourisme, pêche, aménagement paysager, etc. À la fin de cette saison, personne, jamais, n’est certain de pouvoir se qualifier aux prestations de chômage. En effet, on se qualifie à partir de son adresse de résidence, en fonction d’un taux de chômage rattaché à sa région, taux qui est recalculé à chaque mois. De plus, ces régions sont des régions administratives dont le découpage opéré par le gouvernement fédéral en 2000 est complètement arbitraire.

Ainsi, autour de Montréal, un résident de Mirabel et un autre de Lachute, deux municipalités géographiquement proches, relèvent de régions distinctes : Mirabel est rattaché à Montréal alors que Lachute fait partie du Centre du Québec. Ces deux « voisins » qui habitent l’un à Mirabel et l’autre à Lachute auront pu travailler au même endroit, faire les mêmes tâches, pendant la même période de temps, au même salaire : l’un se qualifiera alors que l’autre non. Pourquoi? Parce que selon la Commission de l’assurance-emploi (dorénavant appelé « Service » Canada), ils n’habitent pas la même région, les taux de chômage sont différents et donc l’admissibilité serait aussi calculée différemment : dans l’une on se qualifierait avec, par exemple, 560 heures alors que l’autre serait fixée à 595 heures de travail. Voilà le résultat de l’arbitraire fait loi et où le fonctionnement et les procédures sont à cette image : cyniques.

Les exemples de ce type se multiplient à travers l’ensemble du Québec. Ainsi, la Haute-Côte-Nord et Charlevoix sont rattachés à une région administrative qui inclue le Bas du Fleuve, une partie du Saguenay et du Lac St-Jean, et d’autres secteurs de la Côte-Nord. Les réalités de cette région administrative ne sont pas les mêmes d’un secteur à l’autre, avec comme conséquence que les critères d’admissibilité ont été relevés et que de nombreuses personnes de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix ne parviendront pas à se qualifier. Et s’ils se qualifient, ce sera pour une période de prestations plus courte. Pourquoi? Parce qu’un taux de chômage à la baisse a deux conséquences : plus d’heures de travail pour se qualifier pour recevoir moins de semaines de prestations. Qui en seront les victimes? Les salariés de l’industrie saisonnière et, de façon générale, l’économie de leur région.

C’est l’arbitraire qui mène dans les bureaux du Ministère des Ressources humaines du Canada, responsable de la loi de l’assurance-emploi : arbitraire décidé, calculé, voulu.

Manifestement, les routes de l’assurance-emploi en direction d’Ottawa sont bloquées. Nous prenons acte et réclamons dorénavant le rapatriement de ce programme au Québec, afin que nous en fassions un régime adapté aux besoins de la population travailleuse, dénué de ces iniquités.

Pourquoi et comment continuer notre bataille sur l’admissibilité à l’assurance-emploi?

Actualités politiques

1 novembre 2011

par France Turcotte
Coordonnatrice du Comité Chômage du Haut-Richelieu et du Suroît

 

Carole travaille dans un bureau de comptable comme préposée de données. Suite à une mise à pied pour manque de travail, elle dépose une demande de chômage en juillet 2011 qui n’est pas acceptée à cause du manque d’heures travaillées.

Par chance, un employeur la contacte presqu’aussitôt pour un petit contrat de quelques jours. Soulagée, Carole pense avoir enfin les heures nécessaires pour se qualifier.

 

Surprise!

Lorsque Carole a redéposé sa demande de chômage, le taux de prestations pour la région avait changé ce qui a eu pour conséquence que le nombre d’heures pour se qualifier avait augmenté de 35 heures. Heureusement, elle se trouve rapidement un nouvel emploi, grâce auquel elle aura finalement suffisamment d’heures pour obtenir des prestations au mois de septembre.

 

Combien de travailleurs (ES) vivent cette lacune de la Loi de l’assurance-emploi?

Aujourd’hui, je vous parle d’un cas en particulier, mais malheureusement, nous rencontrons à chaque semaine des travailleurs (ES) qui n’ont pas assez d’heures pour se qualifier, et ce, c’est sans compter ceux qui ne se présentent pas à nos bureaux. De plus, ces travailleurs (ES) n’ont pas tous la chance de se trouver rapidement des emplois et contrats leur permettant d’accumuler le nombre d’heures pour se qualifier.

En cette période involontaire d’arrêt de travail, de quoi vivent ces hommes, ces femmes et leur famille?  Dans le cas de Carole, entre le mois de juillet et septembre, c’est durant plus de 6 semaines qu’elle a dû vivre sans revenu.

 

Nos luttes sur l’amélioration de l’admissibilité à l’assurance-emploi.

Depuis la fondation de notre regroupement, le Conseil national des chômeurs et chômeuses  (CNC), notre cheval de bataille est l’admissibilité à l’assurance-emploi. Nous avons multiplié nos stratégies que ce soit la Marche des chômeurs, notre travail d’alliances pour déposer des projets de Loi, des représentations à la Chambre des communes, notre implication dans les campagnes électorales avec les Sans-Chemise et malgré que le gouvernement conservateur était minoritaire nous n’avons jamais réussi à améliorer cette Loi.

Maintenant que nous devons vivre pour au moins quatre ans avec ce même gouvernement conservateur mais majoritaire nous n’avons rien à espérer.

 

Quel chemin prendre pour continuer cette lutte?

Ne serait-ce pas pertinent d’explorer la possibilité de rapatrier au Québec le régime d’assurance-emploi? Créer notre propre programme qui tiendrait compte des besoins des travailleurs(ES) et de nos revendications sur l’admissibilité?

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