« Vive le «cheap labor»! » de Manon Cornellier

Actualités politiques

2 mai 2012

Nous ne pouvons nous empêcher de citer, encore une fois, l’excellent travail de la chroniqueuse de l’Actualité et du Devoir, Manon Cornellier.  Son «Vivre le « cheap labor »!» publié lundi dernier sur son blogue de l’Actualité fait froid dans le dos: il y a longtemps que l’on a vu un gouvernement avec une aussi ferme intention de sabrer dans nos droits relativement à l’assurance-emploi et par le fait même, dans nos conditions de travail.

Nous citons Manon Cornellier:

«Faire travailler les gens à rabais sera plus facile que par le passé. Le gouvernement Harper entend en effet modifier les règles de l’assurance-emploi qui permettaient aux prestataires de refuser des emplois mal rémunérés et celles qui exigeaient des employeurs de verser aux travailleurs étrangers temporaires le salaire moyen offert dans leur région pour le travail visé. […]

La ministre des Ressources humaines et du développement des compétences, Diane Finley, a en effet annoncé la semaine dernière que les employeurs pourront verser aux travailleurs étrangers un salaire jusqu’à 15 % inférieur au salaire moyen. […]

La chroniqueuse poursuit avec la nouvelle définition d’un «emploi non convenable» et conclue avec:

«[…]à l’avenir, un prestataire ne pourra plus refuser un emploi moins bien payé que la moyenne. Et que ce soit dans son domaine ou non car il ne bénéficiera plus d’un délai durant lequel il pourra limiter sa recherche d’emploi à son secteur d’activités. En quelques mots, cela veut dire qu’un prestataire devra accepter n’importe quel travail et à n’importe quel salaire. C’est aussi simple que ça.»

Le cheval de Troie de la ministre Finley

Actualités politiques

1 mai 2012

La ministre Finley a annoncé hier, le 30 avril 2012, des « améliorations prévues au programme d’assurance-emploi ». Ces améliorations ont trait au nouveau calcul du taux de prestations qui entrera en vigueur à compter du 7 avril 2013, l’année prochaine. Du même souffle, mais sans expliquer ses conséquences, elle signalait brièvement que le projet pilote qui favorisait les régions avec des taux élevés de chômage, soit le projet pilote sur les 14 meilleures semaines, ne serait pas prolongé au-delà du 6 avril 2013. Ce projet pilote vise six régions sur douze au Québec.

Ainsi, un nouveau mode de calcul du taux de prestations basé sur les meilleures semaines de la dernière année sera établi pour l’ensemble du Canada mais il n’y aura plus de mesures spéciales pour aider les régions à haut taux de chômage. Ce nouveau mode de calcul va continuer à reposer sur un dénominateur (soit le diviseur sur lequel on établit la moyenne, ou le nombre des meilleures semaines que la Commission va aller chercher), dénominateur fixé en fonction du taux de chômage régional. Cette norme variera entre 14 et 22 semaines.

Si on enlève certains irritants à l’actuelle méthode de calcul (période de base par exemple), on introduit un véritable cheval de Troie pour les régions désignées par le projet pilote en vigueur depuis 2004. Ce qui se présente comme un cadeau sera en fait une exaction.

Si le taux de chômage actuel se maintient au même niveau, cinq (5) régions sur six (6) vont perdre cet acquis du calcul sur les 14 meilleures semaines de travail :

  • Chicoutimi-Jonquière va passer à un taux basé sur la moyenne des 21 meilleures semaines;
  • Trois-Rivières à 20 semaines;
  • Le Bas Saint-Laurent / Côte-Nord, le Centre du Québec et le Nord-Ouest du Québec à 18 semaines.

Par exemple, dans ces trois dernières régions, un travailleur pourrait se qualifier avec 600 heures de travail accumulées sur 15 semaines et voir la moyenne établie en divisant par 18 (le nouveau dénominateur), alors que sous l’actuel projet pilote en vigueur depuis 2004, cette moyenne s’établit sur 14, ce qui bien sûr a une incidence certaine sur le montant.

Pour ces régions, il s’agira d’un véritable cheval de Troie, un cadeau empoisonné alors que par derrière ce gouvernement met le feu à la maison.

Voilà une autre raison pour laquelle il faut sortir de là et rapatrier au Québec ce pouvoir d’établir notre propre régime d’assurance-chômage qui protégerait mieux notre population.

 

* «Cheval de Troie»: est un clin d’œil à la chronique de Manon Cornellier « Abus de pouvoir budgétaire » dans Le Devoir du lundi 30 avril.

Journal « le Métro »: Rapatriement de l’assurance-emploi demandé

Actualités politiques

29 avril 2012

Pierre Céré, porte-parole du CNC, dimanche 29 avril 2012

« Rapatriement de l’assurance-emploi demandé » dans Le journal Le Métro, dimanche 29 avril 2012.

Page 104 of 112« First...102030...102103104105106...110...Last »

Poser une question

Valider