Actualités régions

INFO-MACC février 2018

22 février 2018

A-Info-MACC février 2018

Actualités régions

Le paradoxe de l’emploi dans Charlevoix c’est :

22 février 2018

Lettre ouverte

Le paradoxe de l’emploi dans Charlevoix c’est :

D’un côté, des entreprises sans travailleurs et de l’autre, des travailleurs saisonniers sans emploi!

Est-ce que ces travailleurs en chômage sont la solution aux besoins de main d’œuvre?

Chaque année dans Charlevoix,  il y a 2300 personnes qui survivent avec l’assurance-emploi. Ce sont majoritairement des travailleurs saisonniers qui attendent le retour du travail au mois de mai  et juin. Leur période sans emploi est de plus de 6 mois. Cette année et pour les années à venir leurs prestations d’assurance-emploi sera de 14 semaines payables s’ils se qualifient avec 700 heures de travail. Les autres, avec moins d’ancienneté, ne se qualifieront tout simplement pas à l’assurance-emploi. Si rien ne change, c’est la disparition de cette main-d’œuvre.

Ces travailleurs ne sont pas la solution au manque de main d’œuvre parce qu’ils occupent déjà des emplois « IMPORTANTS » pour la base de notre économie. Pourriez-vous imaginer Charlevoix sans ses travailleurs saisonniers? C’est la ressource de notre industrie touristique! C’est toute la base de notre économie qui en subirait le choc! Et pour la suite, les autres entreprises subiront les dommages collatéraux.

De plus, ces travailleurs n’ont pas acquis les compétences pour occuper des emplois spécialisés ou exigeant des talents particuliers. Imaginez votre travail en tant que « femme de chambres » et ce depuis 20 ans, que vous excelliez dans votre domaine; vous seriez probablement en mesure de remplacer une collègue à la buanderie! Mais seriez-vous en mesure d’occuper un emploi demandant des compétences pour travailler avec les outils de la suite Office? Ou encore, si vous exerciez le métier de débroussailleur en forêt, pourriez-vous prendre un poste de « préposé aux bénéficiaires »? Le gros bon sens nous dicte qu’il est peu probable que cela soit possible pour la majorité des travailleurs saisonniers.

Bien sûr, nous avons besoin de travailleurs pour occuper les emplois d’aujourd’hui et de demain car notre population vieillie. Nous avons également besoin de travailleurs saisonniers, l’offre ne répond pas à la demande.

Malheureusement, le recrutement s’annonce difficile. Avec une économie instable, les entreprises ont tendance à couper dans les salaires. Ce faisant, elles sabotent leur pouvoir d’attraction de nouveaux candidats et diminuent le pouvoir d’achat de leurs employés. De plus, la problématique du « TROU NOIR » ajoute à la dégringolade de notre économie avec toutes les coupures de prestations. Depuis plusieurs années, tranquillement mais sûrement, les montants de prestations ont été coupés et aujourd’hui, en 2018, on est à la fin. Plusieurs n’auront plus accès par le manque d’heures pour se qualifier et les autres vivront un « trou noir » de 20 semaines.

De surcroit, discutons aussi du manque de reconnaissance du travailleur saisonnier, de ces femmes et de ces hommes qui travaillent comme des machines toute la belle saison sans compter leurs heures (car Dieu sait à quel point ils en ont besoin)! Dès le mois de mai, ils attendent d’être rappelés au travail. Ils travailleront 6 jours par semaine, jusqu’à 50 heures pour certains plus chanceux, afin d’avoir suffisamment d’heures pour se qualifier à l’assurance-emploi. Ils n’auront pas de répit, c’est la haute saison et ils ont besoin d’heures pour faire le tour : 1400 heures exactement! Travailler 1400 heures en 5 mois, c’est impossible à réaliser! Il leur faudrait travailler 70 heures par semaine pour atteindre cet objectif! Alors, ils vont faire le maximum et ils n’auront plus de vie pendant cinq mois, avec un salaire minimum! Imaginez maintenant, le revenu de chômage à 55% représentant environ 300$ par semaine! Et il y a encore le prélèvement de l’impôt sur ce montant. Qui peut vivre avec ça!

Deux conclusions s’imposent :

  1. Nous avons besoin de nouveaux travailleurs!
  2. Il faut régler la problématique du « TROU NOIR »!

Le Mouvement Action-Chômage de Charlevoix vous invite tous à la réflexion! Le manque de main-d’œuvre et la problématique de l’assurance-emploi nous concernent tous! Que je sois travailleur, employeur ou retraité, que je sois citoyen de l’est ou de l’ouest, si j’aime Charlevoix, que j’ai à cœur son développement économique, alors je laisse tomber mes préjugés et je m’implique!

L’union fait la force face à l’adversité…. et demain il sera trop tard!

Mouvement Action-Chômage de Charlevoix

Actualités régions

L’occupation des bureaux de Service Canada aura été de courte durée

21 février 2018

Initiée sur la Côte-Nord par la CSN et le groupe Action chômage Côte-Nord, cette occupation pacifique des bureaux de Service Canada s’est également tenue à Sept-Îles ainsi que dans deux bureaux de la Gaspésie et cinq du Nouveau-Brunswick.

Sur le coup de 10 h lundi, le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay, a indiqué que le siège qui venait de s’amorcer se poursuivrait aussi longtemps que le ministre Jean-Yves Duclos, responsable de l’assurance-emploi, n’agirait pas et que les forces de l’ordre n’interviendraient pas. « On va faire ça de façon pacifique tant que M. Duclos (le ministre responsable) ne bougera pas. On veut des mesures d’urgence pour corriger le tir », a-t-il alors souligné.

L’arrivée de deux policiers de la Sûreté du Québec vers 10 h 40 a cependant mis fin à l’occupation et à l’espoir que cette action de visibilité porte ses fruits. « On va obtempérer, mais on va revenir », a promis le syndicaliste.

Il y a un mois, le personnel du bureau de circonscription de Québec du ministre Jean-Yves Duclos, responsable de l’assurance-emploi, s’était montré beaucoup plus patient. Après 36 heures de siège, la quinzaine de travailleurs sur place et leurs représentants avaient quitté les lieux après être parvenus à s’entretenir avec M. Duclos. Ce dernier leur avait promis qu’il ferait de ce dossier une priorité.

Les travailleurs saisonniers continuent de réclamer des mesures pour lutter contre le trou noir, qui correspond au délai s’écoulant entre la fin de leurs prestations d’assurance-emploi et leur retour au travail au printemps. Or, au lieu de s’améliorer, leur situation vient même de se détériorer.

Cliquez ici afin de consulter l’article complet.

Page 5 of 60« First...34567...102030...Last »

Poser une question

Valider