Haut-Richelieu

Assurance-emploi selon Trudeau

14 mars 2016

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau s’était engagé durant la campagne électorale à revenir sur la réforme de l’assurance-emploi décidée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper

L’appel lancé la semaine dernière par Rona Ambrose à Justin Trudeau pour qu’il relâche les règles de l’assurance-emploi pour les travailleurs de l’Alberta avait quelque chose de pathétique. Elle qui, avec ses comparses conservateurs ont apporté en 2012-2013 des réformes humiliantes pour certains et dégradantes pour d’autres, se retrouve maintenant dans le siège des demandeurs.

S’il est vrai que tous les partis politiques qui ont gouverné depuis les années 1990 sont coupables de réformes à l’assurance-emploi, qui n’ont jamais été en faveur des travailleurs, on peut dire sans crainte de faire erreur que la dernière réforme des conservateurs est de loin la plus dure en terme de respect des individus, et la plus nuisible pour cette catégorie de travailleurs que l’on nomme saisonniers. L’odieux de la réforme du gouvernement Harper repose sur le fait qu’elle a divisé les prestataires de l’assurance-emploi en catégories.

Après avoir créé une catégorie de prestataires fréquents, un terme poli pour parler des travailleurs saisonniers, voilà que l’on impose toutes sortes de nouvelles règles à ce groupe de prestataires, les obligeant à faire du porte-à-porte pour de la recherche d’emploi ou encore à se déplacer à des distances déraisonnables pour travailler. Il est intéressant de constater que selon des études, 75% des travailleurs ciblés par la nouvelle réforme étaient du Québec et de l’Atlantique, un peu comme si on voulait donner une leçon à une région en particulier.

Les conservateurs de Stephen Harper et ceux de Rona Ambrose ne peuvent pas faire la différence entre un programme social et une mesure fiscale. Pour eux, l’assurance-emploi c’est un fardeau de trop pour les employeurs et leur objectif est de réduire le nombre de prestataires pour réduire les primes payées par les employeurs.

Ils nous disent, sans éclater de rire, que les économies réalisées par l’employeur, quand on baisse ses primes, sont directement investies pour créer d’autres emplois. Mon oeil! Ils se sont opposés la semaine dernière à l’idée que le gouvernement ne réduise pas les primes des employeurs et du même coup ils veulent plus d’argent pour l’Alberta. C’est ce que l’on appelle parler des deux côtés de la bouche!

Il me semble que la position des libéraux fut pour le moins très claire lors de la dernière campagne. En annonçant à Bouctouche, qu’un gouvernement libéral ferait sauter la réforme des conservateurs et prendrait des mesures pour réduire le nombre d’heures nécessaires pour les nouveaux bénéficiaires, pour réduire la période d’attente à une semaine, et d’allonger à 26 semaines les prestations pour des raisons de compassion.

Donner aux travailleurs saisonniers un peu plus de marge de manoeuvre est de loin préférable à réduire de quelques dollars la prime de l’employeur. Que le gros bon sens prenne la place d’une logique fiscale étroite et sans coeur; voilà pourquoi la population a changé de gouvernement cet automne.

Les conséquences inattendues des décisions prises à l’aveuglette par le gouvernement fédéral de Justin Trudeau se poursuivent.

Les décisions prises par M. Trudeau lorsqu’il était enseignant de théâtre étaient oubliées le lendemain de ses prestations. Par contre, en tant que premier ministre du Canada, les conséquences inattendues de ses prises de position ont des résultats désastreux pour les contribuables canadiens.

Durant la dernière campagne électorale fédérale, M. Trudeau avait promis une réforme à l’assurance-emploi ainsi qu’aux taux de cotisation des entreprises mis en place par le gouvernement Harper. Les députes et même les ministres libéraux fédéraux se disent maintenant surpris des conséquences inattendues de leurs décisions.

Les changements aux cotisations payées par les entreprises devraient rapporter environ deux milliards$, soit 2000 millions$ de plus au gouvernement fédéral. D’après la fédération canadienne de l’entreprise indépendante et certains syndicats, ces augmentations ou taxes à l’emploi, se traduisent généralement par des pertes d’emplois ou des diminutions des salaires versés aux employés, et ce, durant une période économique difficile.

D’après une étude en 2011 de l’emploi et du développement social sur les changements de primes mis en place par le gouvernement Harper, 61% de toutes les entreprises canadiennes pouvaient bénéficier du programme et environ 56% de ces entreprises avaient moins de cinq employés. Ce sera donc le groupe qui sera le plus affecté par la taxe de 2 milliards$ imposée par le gouvernement libéral de M. Trudeau et ceci durant une période économique où il faudrait favoriser la création d’emplois.

On se souviendra aussi de l’annonce de réductions d’impôt pour la classe moyenne qui devait être contrebalancées par des augmentations d’impôt de ceux et celles ayant des revenus supérieurs. Encore une fois, des conséquences imprévues de quelques milliards qui devront être couvertes par les contribuables à cause d’une ignorance et à une incompréhension du dossier.

Que penser du rapatriement des avions de combat canadiens pour combattre ISIS? On apprend maintenant que ce sera plus dangereux pour les soldats canadiens et qu’il y aura des coûts plus élevés pour les contribuables. Encore une fois des conséquences imprévues de décisions prises à l’aveuglette où l’importance est mise sur les “selfies” et la couverture médiatique.

Il ne faudrait pas oublier l’obstination du premier ministre Trudeau à promettre l’arrivée de 25 000 réfugiés de la Syrie avant la fin de l’année 2015. Pourtant, le nombre des réfugiés arrivés avant la fin de l’année représente le nombre de ceux qui devaient entrer au Canada sous le gouvernement Harper, considérant que c’est le nombre que les intervenants pouvaient gérer. La population et les villes du Canada ont encore aujourd’hui de la difficulté, quelques mois après la fin de l’année 2015, à gérer ces réfugiés qui s’ajoutent à ceux en provenance d’autres pays. Encore une fois, une belle prestation théâtrale sans aucune compréhension de la réalité ou des conséquences inattendues. Est-ce que la taxe sur le carbone sera sa prochaine décision aux conséquences imprévues?

Charlevoix

Charlevoix se joint à la Haute-Côte-Nord pour demander au Premier Ministre de tenir ses promesses!

10 mars 2016

Le Mouvement Action-Chômage demande au Premier Ministre, Justin Trudeau, de tenir ses promesses
http://cihofm.com/nouvelles/Le-Mouvement-Action-Chomage-demande-a-Justin-Trudeau-de-tenir-ses-promesses-2016-03-10-08-58

 

Lettre au Premier Ministre de Canada,

M. Trudeau

 

 

Actualités régions

Line Sirois demeure confiante mais vigilante

10 mars 2016

Les membres d’Action Chômage Haute-Côte-Nord ont repris du service à l’occasion d’une grande distribution de tracts sur lesquels on peut lire : Monsieur Trudeau – Ne nous oubliez pas !

journal

Pour plus de détails vous pouvez consulter notre communiqué de presse ainsi que la lettre présentée à Justin Trudeau.

 

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