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Une pétition réclame des mesures urgentes contre le trou noir

21 décembre 2017

Baie-Comeau – La Côte-Nord intensifie sa mobilisation pour éviter que des familles vivent une véritable catastrophe dans les prochains mois avec la prolongation de la fameuse période du trou noir. Par l’entremise d’une pétition, la coalition Action chômage invite les citoyens à faire pression sur le gouvernement du Canada afin qu’il corrige l’iniquité en instaurant des mesures d’urgence dans un premier temps, puis des mesures permanentes par la suite.

Accompagnés d’une quinzaine d’élus de la région,  les représentants d’Action chômage Côte-Nord, du Conseil central Côte-Nord de la CSN et de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, soit Line Sirois, Guillaume Tremblay et Luc Noël,  ont dévoilé, le 20 décembre, le plan de match des prochaines semaines pour faire entendre raison au fédéral.

La pétition Mettons fin au Trou noir sur la Côte-Nord est disponible en format papier dans les communautés de la région et en format électronique. Elle réclame un seuil l’admissibilité à 420 heures et une période de prestations de 30 semaines pour tous les travailleurs saisonniers de l’Est-du-Québec, et ce, rétroactivement au 1er aout 2017. Le jumelage de 17 régions économiques aux fins de l’assurance-emploi vient influencer à la baisse le taux de chômage, de telle sorte que 665 heures de travail sont désormais nécessaires pour les 6 500 travailleurs saisonniers de la Côte-Nord, ce qui donne droit à 15 semaines d’assurance-emploi.

Les citoyens sont invités à signer la pétition en grand nombre. Les membres de la coalition se rendront la porter en mains propres, au début de janvier, au ministre responsable de l’assurance-emploi, Jean-Yves Duclos.

Les nouvelles conditions liées à l’assurance-emploi font craindre le pire pour les travailleurs saisonniers, mais aussi pour la région dans son ensemble. « À ce rythme-là, l’exode va se poursuivre et les entreprises saisonnières ne trouveront plus de main-d’œuvre qualifiée », prévoit M. Noël.

« Le problème avec le ministre Duclos, c’est qu’il écoute, mais il n’agit pas », n’a pas manqué de mentionner la coordonnatrice d’Action chômage Côte-Nord, en rappelant des discussions tenues lors du passage du ministre à Baie-Comeau en mai dernier.

Le lien pour signer la pétition : https://www.petitions24.com/chomage_-_mettons_fin_au_trou_noir_sur_la_cote-nord

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Non à une catastrophe annoncée !

21 décembre 2017

Une conférence de presse organisée par le Conseil central CSN Côte-Nord et Action-Chômage Côte-Nord avait lieu aujourd’hui à Baie-Comeau en présence de nombreux élus, de représentants syndicaux et d’acteurs du milieu afin d’annoncer plusieurs actions à venir dans le dossier de l’assurance-emploi.

Guillaume Tremblay, président du Conseil Central Côte-Nord, a procédé en ouverture de la conférence de presse au lancement d’une pétition en ligne intitulée « Mettons fin au Trou noir sur la Côte-Nord ». Cette pétition réclame du gouvernement du Canada la mise en place d’une mesure d’urgence instaurant un seuil d’admissibilité à 420 heures pour 30 semaines de prestations à tous les travailleurs saisonniers de l’Est-du-Québec. Le préfet de la Minganie et président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, M. Luc Noël, a ensuite pris la parole afin d’annoncer l’embauche par l’Assemblée d’une professionnelle en communication, Mme Shirley Bishop, pour faire cheminer rapidement le dossier de l’assurance-emploi sur la Côte-Nord. À la tête de BIS Communication, une entreprise spécialisée en relations publiques, conseils stratégiques et rédaction, Mme Bishop cumule 25 ans d’expérience dans le domaine des communications. M. Noël a également annoncé que les élus de la Côte-Nord, les chefs innus ainsi que les élus de la MRC de Charlevoix-Est enverront au ministre Duclos au cours des prochaines semaines une lettre exigeant l’établissement d’une mesure d’urgence pour mettre fin au Trou noir et la tenue d’une rencontre afin de discuter de vive voix de l’établissement de cette mesure.

Des chiffres truqués

Mme Line Sirois, coordonnatrice d’Action-Chômage Côte-Nord, a ensuite pris le relais afin d’expliquer à l’assistance la problématique de la baisse du taux de chômage pour les régions de l’Est-du-Québec et particulièrement pour la Côte-Nord. Selon les données du gouvernement fédéral, le taux de chômage actuel pour la Côte-Nord est de 6,7 %. Ce taux est obtenu par le jumelage de 17 régions économiques de l’assurance-emploi. Pour Mme Sirois, ce calcul fait bien paraître le gouvernement puisqu’il permet d’afficher un taux de chômage artificiellement bas : « La réalité, selon les données de statistiques Canada, c’est que le taux de chômage actuel sur la Côte-Nord est de 14,65%. C’est plus que le double! ». En raison de ce bas taux, les travailleurs saisonniers de la Côte-Nord et de Charlevoix doivent cumuler 665 heures de travail pour obtenir 15 semaines de prestations. Pour Mme Sirois, il est grand temps que le statut particulier de l’industrie saisonnière soit reconnu par le gouvernement fédéral pour que cesse une fois pour toute l’existence du Trou noir.

Une région unie

La présence à la conférence de presse des préfets de la Côte-Nord, des députés Marilène Gill et Martin Ouellet, des représentants d’Action-Chômage Côte-Nord et du Mouvement Action-Chômage Charlevoix, de plusieurs élus municipaux et représentants syndicaux ainsi que de travailleurs saisonniers témoigne de l’ampleur qu’a pris au cours de l’automne le mouvement contre le Trou noir dans la région. « Nous formons désormais ce que j’appellerais une coalition, a indiqué M. Guillaume Tremblay. Cette dernière est de plus en plus large et représentative des personnes touchées par le Trou noir. Les régions de l’Est, dont la Côte-Nord et Charlevoix, font maintenant front commun contre la crise de l’assurance-emploi. Nous voyons arriver la catastrophe et nous ne resterons certainement pas les bras croisés! »

Lien vers la pétition : https://www.petitions24.com/chomage_-_mettons_fin_au_trou_noir_sur_la_cote-nord

 

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Les chômeurs de la Côte-Nord réclament l’élimination immédiate du «trou noir»

19 décembre 2017

Le 24 novembre dernier, le Comité Action-Chômage Côte-Nord a organisé une manifestation dans les rues de Forestville sur la Haute-Côte-Nord au Québec pour réclamer du gouvernement fédéral qu’il cesse de tergiverser avec ses soi-disant consultations et adopte immédiatement des mesures qui vont enrayer l’appauvrissement accru de la population de la Côte-Nord, en particulier de ses chômeurs. La manifestation, organisée conjointement par le Comité Action-Chômage de la région, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Conseil central CSN Côte-Nord (CCCN-CSN), a été précédée d’un point de presse au cours de laquelle a été présentée la principale demande immédiate des gens de la région, soit un seuil de 420 heures de travail pour se qualifier pour 30 semaines de prestations d’assurance-emploi. La manifestation a été marquée par la présence de gens venus de plusieurs coins de la Côte-Nord, de même que de députés, de maires et de préfets.

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La manifestation a pris un tour particulièrement urgent lorsque les statistiques fédérales officielles ont montré que le taux de chômage dans la région économique de l’assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord était tombé à 6,9 % en novembre, comparativement à 8,9 % en mai. La conséquence de cela, c’est que le seuil de qualification à l’assurance-emploi est passé dans cette région de l’AE de 595 heures travaillées pour 18 semaines de prestations, ce qui est déjà invivable, à 665 heures travaillées pour 15 semaines. Cela veut dire qu’un plus grand nombre de travailleurs vont simplement être exclus de l’assurance-emploi. La période qu’on appelle le « trou noir », cette période où le chômeur est sans revenu, ayant épuisé ses prestations d’assurance-emploi et n’ayant pas repris son travail saisonnier, va devenir encore plus longue. Cela veut dire un appauvrissement accru, plus d’endettement, plus de stress et plus d’exode de la région.

Les manifestants en avaient long à dire sur l’absurdité de cette statistique comme quoi le chômage aurait baissé sur la Côte-Nord, et particulièrement sur la Haute Côte-Nord qui vit essentiellement du travail saisonnier et qui vit un exode prononcé. Novembre fait partie de la saison morte du travail saisonnier, comment le chômage peut-il avoir baissé ? En plus, l’exode de la population devient lui-même un facteur de baisse artificielle du taux de chômage, puisque la population qui est considérée comme se cherchant activement un emploi baisse, alors que « chercher activement un emploi » est un critère pour être considéré comme chômeur. Cette catégorisation arbitraire de régions économiques de l’assurance-emploi, avec un mixage de régions qui sont très différentes du point de vue des industries et avec des moyennes arbitraires qui n’ont rien à voir avec la situation réelle des chômeurs et de l’économie régionale, montre à quel point le régime de l’assurance-emploi est irrationnel. Avec cette statistique arbitraire, les conditions d’existence des chômeurs et de leurs communautés sont frappées de plein fouet et reculent encore, d’un simple trait de plume. La demande de 420 heures de travail pour 30 semaines de prestations vise à réduire cet arbitraire, à affirmer la réalité des conditions de vie et à lutter contre leur détérioration continuelle.

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Forum ouvrier s’est entretenu récemment avec Line Sirois, la coordonnatrice d’Action Chômage Côte-Nord, suite à la manifestation du 24 novembre, sur ces actions. Elle a d’abord mentionné comment elle était fière que des gens soient venus de partout et que les députés, les préfets et les maires soient de la partie. Elle a ajouté: « Nous voulons que les gens se qualifient à l’assurance-emploi après 420 heures de travail pour 30 semaines, et que cette mesure s’applique de façon rétroactive à partir du mois de juillet dernier. Nous sommes en train de bâtir une coalition de toutes les régions de l’est du Québec pour revendiquer la même chose. Cela ajouterait tout de suite des semaines de prestations d’assurance-emploi et éviterait le trou noir après les Fêtes. Le ministre n’a pas besoin de consulter et on ne veut pas que la consultation donne lieu à un bonbon qu’on va nous donner avant la prochaine élection. C’est facile de régler ce problème immédiat. Le gouvernement a fait plus de 2 milliards $ de surplus dans la caisse de l’assurance-emploi ces deux dernières années. Cet argent-là appartient aux chômeurs. Il ne doit pas être détourné dans les revenus généraux du gouvernement comme c’est le cas actuellement. »

 

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