OPINION TRAVAILLEURS SAISONNIERS: CLAIRE EST DANS LE TROU

7 avril 2017

ERIKA SOUCY – ÉCRIVAINE ORIGINAIRE DE PORTNEUF-SUR-MER

Ma cousine Claire a 36 ans, elle habite Forestville et, toute sa vie, elle a été sur l’aide sociale.

Claire est mère de deux ados et elle n’a jamais eu de raison socialement acceptable pour ne pas travailler : pas de maladie connue, pas de dépression diagnostiquée…

Claire était le genre de BS qui n’a pas l’opinion publique de son bord : une grosse assise sur son steak qui passe la journée devant ses programmes et conte les punchs sur Facebook. Au printemps dernier, Claire a décidé de se prendre en main. Elle s’est mise à bouger, à mieux manger et elle s’est mise à la recherche d’un emploi. Ils l’ont engagé au Centre Sylvicole et toute la famille était fière d’elle. Claire a fait son premier été en tant que sylvicultrice et rapidement ses patrons ont vu son potentiel. Claire s’est révélée efficace, enjouée et mauditement travaillante. Ils lui ont parlé d’avancement, parce que des perles comme elle, il paraît que ça ne court pas les rues. Claire a adoré sa saison « pour l’ambiance, les collègues (surtout des femmes), le plein air pis l’endurance que ça développe ; c’est valorisant ».

Pour Claire et pour une majorité de travailleurs saisonniers, c’est valorisant de trimer fort ; de faire des journées de neuf à douze heures.

« Tu te couches brûlée le soir, mais t’as l’impression d’avoir servi à quelque chose, d’avoir fait rouler l’économie locale. »

 

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